mardi 9 août 2011

brelans

Il y a aujourd'hui comme une ambiance de 9 Av...

Hier dans la même journée, trois histoires de mort tragique, des histoires individuelles mais non moins déchirantes.

  1. Un enfant de 3 ans a été oublié dans un bus scolaire, a Natanya. 80 degrés Celsius pendant plusieurs heures. L'enfant a été decouvert par le chauffeur négligeant quand il venait préparer son bus pour ramasser les enfants du gan, en fin d’après-midi. Apres ces quelques faits, le travail de l'imagination devient une souffrance...
  2. Une célébrité de la radio, Adi Talmor, s'est fait euthanasier en Suisse apres un cancer du poumon en phase terminale. Il avait caché sa maladie à tout son entourage, jusqu'au dernier jour. Il avait pris sa décision entièrement seul, dans le silence. Il était connu du public, pour sa voix pittoresque qui nous lit le concentré horaire de news à Galei Tsahal, la radio de l’armée israélienne. Là aussi, imaginer son processus psychologique est insupportable. Puis on se lance, en interne, dans le débat nauséeux sur le choix de la mort. Je parlais de Houellebecq il y a quelques posts; dans son dernier livre, le personnage principal défonce à coups d'uppercuts dans le plexus la directrice d'un centre suisse d'euthanasie qui a tué son père. 
  3. Un collègue nous a raconté qu'une grande tante à lui s'est donnée la mort en sautant par la fenêtre. C’était dans la banlieue de Haifa. Elle était déséquilibrée mentalement, et le cousin qui vivait avec elle pour la surveiller n'a rien vu. Il a découvert le corps en bas de l’immeuble a 8h du matin, alors que l'heure de la mort est évaluée a 4h du matin. 4 heures de silence, pendant laquelle une personne est partie à l'insu du monde qu'elle a quitté. 
Je crois que c'est le point commun  entre ces trois histoires: le silence invivable.

Cette veille du 9 av, teintée d'histoires atroces, a été précédée d'une avant-veille teintée, elle, de macro-tremblements. La aussi, un brelan d'histoires:
  1. Peut-être la plus grande manifestation de l'histoire de l'Etat d'Israel. 250000 personnes a Tel-Aviv. Ca voudrait dire deux millions et demi de personnes a Paris. Quelques concerts inutiles, pas assez de bordel, mais une seule voix: on veut la justice sociale. J’étais trop occupé à donner le biberon à mon petit Roy pour venir. Mais je me joins au peuple dans le putsch contre Bibi, pour placer ma chere Sheli Ichimovitch à sa place. Je suis en train de me gauchiser; je tremble avec le reste du peuple...
  2. La terre a tremblé au large de Benyamina. Une petite frappe, 4,2. Mais l'epicentre n'est pas habituel. Un tremblement au sens propre.
  3. Et enfin la Bourse de Tel-Aviv a plus que tremblé. 6% dans la gueule. Et ce salaud de yen qui s'envole encore, entraînant ma dette immobiliere vers l'infini+. Mais tout ce qui m'importe ces temps-ci, c'est que le dollar ne s'effondre pas. Pas maintenant. 
  4. Ce n'est pas tout: Londres est aussi le fruit d’émeutes. Des jeunes... Ca fait 2 jours, et ca continue encore aujourd'hui 9 av. 

La maison tremble en ce 9 av, des gens sont morts de façon tragique, Mais il y a toujours l'espoir d'un nouvel Israël  une nouvelle maison, un nouveau monde après le chaos.

lundi 1 août 2011

Vent de révolte...

Cela faisait des années que je reprochais à mon pays de ne pas assez donner dans la lutte sociale. Il y a en Israël comme un cynisme ambiant, ou l'on accepte les excès des politiques, et les insuffisances du système, parce que "c'est comme çà, que veux-tu y faire ?". Une manière de fuir la réalité par une pirouette intello, avec ce besoin permanent de paraître inaffecté par la situation. Une pudeur émotionnelle très liée à une forme de machisme. 

J'insiste sur ces éléments psychologiques parce que c'est justement ce qui est en train de changer avec ce mouvement. Ce ne sont pas seulement les politiques et autres magnats au pouvoir qui sont raillés, mais aussi les cyniques. Il faut savoir que cette classe moyenne qui manifeste actuellement s'est faite remarquer par son absentéisme aux dernières élections, justement par ce même cynisme désabusé. Maintenant ils s'en mordent les doigts parce que Netanyahou, qu'ils veulent voir partir, est soutenu par une forte coalition à la Knesset. Cette classe moyenne n'est pas représentée par l’exécutif et le législatif, c'est de sa faute, et elle essaie maintenant de donner de la voix via l'anarchie des manifs.

Il n'en reste pas moins que l'enthousiasme est général autour de ce mouvement. C'est la psychologie d’Israël qui est en train de changer, en regardant davantage sa propre société que ses frontières. 

Tout comme Israël est l'objet des éléments du moyen orient, il est aussi assujetti aux vents de révolte...

lundi 27 décembre 2010

Transe houellebecquienne

Je suis en train de lire le dernier Prix Goncourt de Houellebecq, et j'ai une terrible envie de nu, de me mettre a nu je veux dire.
Non content de réveiller en moi des instincts d’écriture par trop longtemps enfouis, ce con parle d'art pictural: photographie, peinture, brefs toutes ces formes d'art auxquelles je n'ai jamais osé toucher, mais qui m'excitent de manière embarrassante. Heureusement ça me protège d'un trop plein de mimétisme, déjà que je me surprend à copier son style...
J'ai quand même le piano jazz et la caricature. Pas vraiment doué pour le piano, mais avec le crayon je crois que j'ai quelque chose a dire. Et puis j'ai de l'inspiration, entre le fils-enfin qui arrive, et le nouveau boulot qui approche, fruit d'un douloureux processus de décision, le premier depuis mon Alyah je pense.
Avec comme cerise sur le gâteau ce mois de chômage que j’espère m'arranger entre les deux positions. J'ai toujours rêvé d’être chômeur.
Mais il se fait tard, Monsieur. Il faut que je dorme, si je veux avoir une chance de répondre enfin a l'appel de mon corps et de mon âme. Apres deux mois sans cigarette, mais toujours avec le manque, la compensation sucrée m'apporte des formes jusqu'ici inconnues au dessus de la ceinture, alors il va falloir que je me mette au sport. En même temps, j'ai une étrange envie de prier, prier pour remercier ou bien pour demander, je ne sais pas trop. Mais envie de reprendre contact avec Mister D'. Mais sport ou prière, ce sont des choses qui se font très tôt le matin, genre 6h du mat ici. C'est mal barré pour voir le sefer thora demain.
Bref, encore et toujours des "envies de". Quoique ça va j'ai pas chômé dernièrement en terme de réalisation de mes envies, avec cette historie de nouveau boulot. Mais des envies j'en ai beaucoup d'autres, j'ai un overdraft d'envies. Bonne nuit.

mardi 21 septembre 2010

Ecologie et Religion

C'est le silence qui me prend au corps en posant le pied sur le balcon. Un silence a se demander si l'on est devenu sourd.
Il fait plein jour, et tout est éteint, sauf le soleil. Un enfant passe en vélo au milieu de la chaussée vide.

Nous sommes a Kfar Saba, une communauté du centre d’Israël, et c'est le jour du Kippour, le Grand Pardon.
Le Judaïsme demande que pendant les vingt-cinq heures, environ, qui séparent les deux crépuscules, cessent toutes les activités productives, toute forme de création, tout allumage, tout travail. Cela signifie ne pas allumer la lumière, ni l’éteindre, ne pas faire marcher la voiture, ou tout autre machine. Toutes les boutiques sont fermées, tous les échanges interrompus. 
Il y a d'autres interdictions, comme le jeûne ou l'absence de relations sexuelles, mais ce n'est pas le sujet de ce texte.
La laïcité étant très présente en Israël, nombreux sont ceux qui continuent leurs activités dans la sphère privée de leur domicile. 
Mais dans la rue, la "sainteté" de ce jour de fête est omniprésente. Ceci par la seule force de la convention collective, qui prend son origine dans une religion que tous s'accordent à respecter, activement ou passivement, le temps d'une journée

Imaginez toutes les villes, toutes les autoroutes ou les embouteillages sont remplacés par les vélos des enfants, ou aussi des grands (ceux qui ne jeûnent pas).

Le silence absolu qui m’étreignit au réveil n'est rompu que par deux types de sons: les cris des enfants, et le roulis des vélos.
Une fois sorti dans la rue, d'autres sons viennent s'ajouter: le bruit des pas, ses propres pas et ceux que l'on croise, et le cliquetis des feux de circulations, derniers vestiges grotesques d'une circulation automobile disparue.
Une fois les routes vides, la frontière du trottoir disparaît aussitot, et l’itinéraire de la marche n'est plus droit, le pas dérive, divague dans de larges zigzags, le passant ne sachant plus où est sa place. 
Il y a des exceptions: parfois on voit une voiture de police, ou une ambulance, roulant au pas pour intervenir en cas de malaise lié au jeûne ou en cas d'accident de vélo. 
Et il a aussi quelques personnes qui décideront de prendre leur trottinette électrique, ou bien le 4x4 en plastique d'un enfant plus gâté que les autres. Et à chaque fois, le bruit du moteur, qu'il soit à essence ou électrique, apparaît comme une obscénité au milieu de ce silence pur. On ressent profondément le péché du mecanisme automatique, indissociable du bruit inhumain qu'il génère. Il suffit de quelques heures sans voitures pour détester la voiture. Une journée sans technologie pour détester la technologie quand à la tombée de la nuit elle reprend ses droits, ou plutôt ses acquis.
Est-ce une illusion de l'esprit en paix, mais il semble que le ciel soit plus propre, que le bleu soit plus profond et les nuages plus blancs que blancs. Je me souviens d'un Kippour passé dans un village sur les collines de Samarie, et en regardant la vue plongeante sur Tel-Aviv, la nappe jaune de pollution avait bel et bien disparu. Il suffit bien d'une journée sans la moindre activité industrielle pour soigner une ville de sa pollution, du moins de celle qui se voit à des kilomètres.   

Kippour est un grand moment d’écologie, un instant de réconciliation, par voie détournée par la religion, entre l'homme et son environnement naturel. 
L’écologie n'est certes pas l'affaire d'un jour, mais une journée peut à elle seule être porteuse d'une expérience initiatique et fondamentale pour l’écologie. 
Une journée sans technologie et sans industrie est ce qui permet de mesurer empiriquement le volume émotionnel de la technologie et de l'industrie.
Quel meilleur étalon de la consommation d’énergie, quand tous décident de s'affranchir de toute forme d’énergie autre que celle directement produite par leur corps. 

Alors on se prend à rêver qu'il y ait davantage de journées comme Kippour, et de préférence sans interdiction religieuse, pour pouvoir profiter de tous ses plaisirs.
Une journée de la Terre, par exemple, mais une vraie.
Et là on se rend compte combien il serait difficile d'appliquer une telle loi.
Pourtant, il faut savoir qu'il n'y a aucune loi, en Israël, qui interdise l'usage de la voiture a Kippour. Un policier ne peut pas adresser un PV pour conduite en ce jour saint. Mais il le fera quand même, au motif de "conduite dangereuse". Il est effectivement dangereux de conduire sur une route remplie d'enfants insouciants et persuadés qu'aucune voiture ne passera par là.
Cela signifie que le phénomène israélien de Kippour est purement le fruit d'une accord tacite entre les habitants, Juifs et Arabes compris. Au simple motif que c'est une fête religieuse de la religion d'Etat, et que c'est comme çà. Pourtant, on rappellera que la proportion de religieux orthodoxes est minoritaire en Israel, et que les clivages sont vifs entre religieux et laïcs. Mais, comme l'a bien explique Delphine Horvilleur dans son point de vue du 16/9/2010 paru dans "Le Monde", les différences religieuses s'effacent à Kippour, parce que nul n'est parfait et chacun a besoin de se faire pardonner. Il y a de nombreux juifs qui ne sont pas religieux tout a long de l’année, et qui le jour de Kippour portent la Kippa, jeûnent et vont a la synagogue. On les appelle les "Juifs de Kippour". Au final, la proportion de "religieux" a Kippour est beaucoup plus importante, bien au delà des 50%, et par conséquent enfreindre les règles de Kippour en public est une opposition à la majorité qui devient chose désagréable, indécente, gênante, comme il serait gênant de se balader nu dans un village mormon.   
C'est pourquoi Kippour, seul cas d'annulation technologique totale que je connaisse au monde, laisse à penser que seul le vecteur spirituel est capable d'une telle expérience à l’échelle nationale. 
En d'autres termes, il me semble que l’écologie aura besoin d'une forme de spiritualité pour recréer ne serait-ce qu'une journée comme Kippour en Israël. Et elle aura besoin d'une nouvelle religion pour s'appliquer quotidiennement.

Certains parlent d'un 21eme siècle qui sera bleu ou qui ne sera pas, d'autres remplacent volontiers "bleu" par "religieux". Mais au bout du compte, c'est peut-être d'une religion bleue dont ce siècle aura besoin.


  

samedi 19 juin 2010

La France que j'aime

Celle qui se révolte, sans pitié, contre sa déliquescence larvée.


Un soubresaut d'existence.

J'ai trouvé ce vieil article, qui disait déjà les 4 vérités il y a 4 ans. Mais il n'était pas besoin d'aller chercher si loin a droite, puisqu'aujourd'hui c'est notre cher Le Monde, qui met le doigt là ou ça fait mail dans son édito.

Je ne reconnaissais pas la France dans cette sombre sélection. Ou bien je la reconnaissais trop...
La France, je la retrouve dans cet appel du 18 juin 2010. Je retrouve son spectre, pour être précis. Attendons qu'elle se re-matérialise...

dimanche 1 février 2009

Re

Écrire un post après quelques années de silence, c'est un peu comme appeler quelqu'un après si longtemps. On a tant de choses a se dire, qu'on est depase. On prefere reporter, reporter, voire a la limite oublier a jamais. Mais un blog, c'est comme un parent ou un meilleur ami, on ne le choisit pas.

dimanche 11 mars 2007

Boker Tov

Une vielle photo de petit-déjeûner du temps de Paris.
Je sais pas vous mais moi j'ai faim, là tout de suite.
Et comme un con, je me retrouve a Paris pour Pessah. Il n'y aura que le plaisir de passer la fête en famille pour m'aider à supporter l'absurdité d'être en France sans manger de pain.
Que devrai-je faire face aux odeurs de boulangeries ?
Heureusement, cette fois-ci je ne suis pas seul pour affronter cette torture.
Ah, conscience, fardeau du juif errant...
Conscience morale devant le péché d'oublier le souvenir des ancêtres fuyant l'Egypte,
ou,
Conscience philosophique de mon existence en tant qu'être sentant:
"Je sens donc je mange", ?


mercredi 10 janvier 2007

Magazine d'enfance

Dans les rues d'une petite ville bourgeoise de la banlieue Nord de Tel-Aviv, des journaux de cul sont proposés gratuitement sur les étalages des épiceries. Evidemment, ces magazines contiennent principalement des publicités pour des filles d'escorte.
En couverture du numéro d'aujourd'hui, deux femmes vêtues de string rouge et d'un chapeau de père noël s'embrassent avec les dents et la langue.
Il n'y a donc pas de place pour les enfants dans la rue. En fait, en dessous d'un certain âge, et si je me refère à mes propres souvenirs, je crois que l'enfant ne comprend tout simplement pas ce qu'il voit, à part un comportement bizarre d'adultes, qui met comme mal à l'aise.
L'age prépubère est le plus préoccupant, quant à l'effet que peuvent procurer de ces deux femmes ultra-sensuelles au comportement lesbien. Après un sondage sur un échantillon représentatif de ma proximité, soit 1 personne, la jeune fille de 12 ans qui voit çà se dira qu'elle aussi devrait peut-être aller rouler une pelle à sa copine Sigal, devant les garçons surexcités, qui viendront ensuite la, ou les baiser, et alors elle sera la plus cool. Il existe certainement des versions plus progressives de modèles de découverte de sa sexualité. Au mieux, on aboutit a une adolescence d'orgies sur les bancs du lycée, au pire, à une identité sexuelle détruite à la base et une femme mûre frigide. Au centre modéré, des années de masturbation secrète à en coller toutes les pages du magazine pornographique gratuit.

A Tel-Aviv, ce n'est pas toi qui rencontre ces icônes, mais les icônes qui viennent a toi, en s'accrochant sur ton pare-brise sous forme de vignettes faisant la publicité pour un "salon de massage" dont le professionnalisme kinésithérapeutique est garanti par la taille des seins dénudés et l'ouverture de la bouche siliconée.

J'ai un ami qui collectionne ces vignettes. Il a très peu de doubles, mais il aimerait connaître des gens qui ont la même déviance que lui pour faire des échanges.

Ah, les collections...
Combien de choses j'ai collectionnées dans mon enfance.
  • les billes: non, pas les billes de verre avec une torsade à l'intérieur et qui valent zéro, mais les billes de porcelaine, qui valent un, les billes de porcelaine bleu-blanc-rouge, qui valent deux, les billes galaxie, qui valent dix, et j'aimerais tant me souvenir du nom des autres, qui manque a ma mémoire bien que leur aspect et leur texture sont encore si présents dans mes sens. Aussi présents que l'émotion d'une bille qui en vaut 100 et qui tombe pile dans un trou sous l'impulsion d'un pouce trébuchant sous l'index. Et le poids claquetant de leur tas dans les poches de mon anorak, poids multiplie par leurs valeurs respectives évidemment...
  • les petits diamants en plastique. Leur provenance reste jusqu'à maintenant un mystère, mais je les vois encore joncher les fissures du sol de la cour de récréation.
  • les scoubidous, dont je maîtrisais parfaitement le tressage, premier doute existentiel sur ma masculinité, plus tard résolu par une érection bien placée devant un ensemble bouche-seins-fesses.
  • et évidemment, les vignettes autocollantes Panini, les albums, et leur odeur.

L'enfant est avide de collections. Mélange savant d'instinct de possession et de désir de compléter, de se compléter, de répéter une même expérience agréable à l'infini. Il y a un but, celui de tout finir, mais il y a aussi le plaisir que ça ne se termine jamais. Et puis soudain, on comprend que ça ne se terminera jamais, qu'on peut continuer indéfiniment la collection. On comprend que c'est vain, ces choses qui n'en finissent pas. On devient impatient, vite blasé par une histoire que l'on ne demande plus 0 sa maman de nous relire encore en encore. Toute cette triste prise de conscience commence avec les premiers poils autour de la bite, les premiers gonflements de la poitrine, ces premiers signes qui nous disent qu'on est sur le point ressembler à ses parents, stade ultime de l'évolution. En même temps que l'on découvre que sa propre vie est limitée dans le temps, que l'on abandonne l'éternité de l'enfance, on se désintéresse de ce qui n'a pas de fin. Fin de l'éternité, par ici la sortie du paradis du jardin d'éden. On oublie donc les collections, et on décrypte l'image de ces deux femmes nues déguisées en père Noël et qui s'embrassent sur le papier glace d'un magazine gratuit étalé sur les trottoirs d'une bourgade.

dimanche 7 janvier 2007

Premiere pensee pour une nouvelle annee: je ne me suis pas inscrit aux listes electorales. Non, pas de messge politique la-dedans, juste l'aveu d'un oubli. Il est donc a prevoir que je ne voterai pas. Pourtant j'ai une opinion. Pour tout dire, ces elections presidentielles qui s'approchent en France, apparaissent comme les plus interessantes que j'ai connues.

Pas de dinosaures, si ce n'est un des plus gros, qui menace méchamment de l'ouvrir, avec comme premier repas celui qui est cense etre le plus proche de lui politiquement: Nicolas Sarkozy. Bien que de droite, Sarko effraie tout autant son camp que la gauche, parce qu'il a une grande gueule.
Bref, je m'efforcerai pour l'instant d'ignorer la menace de la candidature de Jacques Chirac, histoire de m'epargner cette nausee devant un homme decidement trop bete pour reconnaitre sa propre obsolescente.

Nous avons Nicolas Sarkozy, a droite, et Segolene Royal, a gauche.

lundi 1 janvier 2007

Bonne année.

dimanche 31 décembre 2006

Nouveau

Nous vivons les dernières heures de l'année 2006. Peu de gens s'en émeuvent dans ma proximité géographique, puisque le nouvel an "civil" traverse la société israélienne dans une indifférence digne de la fête de l'indépendance de la Namibie. Pas ou peu de soirées de la Saint Sylvestre, si ce n'est dans les peubs de la rue Allenby de Tel-Aviv où traînent quelques deracinés. Il faut rappeler que le premier de l'an n'est pas ferié ici, ce qui suffit à freiner pas mal d'élans festifs.
De mon coté, je me prépare à une soirée des plus banales, ponctuée de jeux sur le tapis avec une fillette adorée depuis 15 mois, suivie de la tâche difficile de l'endormir sans les bras. Et puis les heures volées à la vie de couple, ou l'isolation devant l'ordinateur, ou un bouquin, enfin rien que le bonheur simple de tous les jours. Il se peut même que je vive le compte à rebours dans mes rêves prolixes.
Une de mes premières joies d'immigrant en Israël fut de quitter enfin la pression sociale du nouvel an. Cette obligation absolue de ne pas rester chez soi pour regarder Patrick Sébastien nous gueuler combien nous sommes misérables de ne pas avoir été capables d'être invité à la moindre soirée dansante. Comme tout le monde s'en fout ici, cela nous laisse le choix. J'ai d'ailleurs passé en Israel certains de mes meilleurs réveillons, peut-être grâce à ce choix qui m'était laissé.
Il n'empêche, que bien qu'ayant épousé, au sens propre du terme, l'indifférence juive au nouvel an civil, je suis encore capable de me souvenir de chacun de mes réveillons depuis l'âge de vingt ans, les bons comme les mauvais. Ce qui veut bien dire que cet évènement revêt encore son importance à mes yeux, et qu'il en sera toujours ainsi.

Et oui, je dois avouer sous la torture que cette fête me manque. Parce qu'il n'y en a pas de telle dans le calendrier juif, et qu'aucune de nos fêtes, bien qu'agréables et folkloriques, n'est aussi concentrée dans la seconde que le nouvel an.
Rosh Hashana commence à ce moment indéfinissable qu'est l'heure qui précède la tombée de la nuit, un instant insaisissable (autrement que dans l'éphéméride du journal), et donc inexistant.
S'il faut chercher du coté de la dimension festive, il y a la Fête de l'Independance, en bon hebreu le Yom HaAtsmaout. Voici certes une émotion nationale qui manque cruellement à la France, dont le rapport à sa propre histoire a jauni encore plus que les murs des boulevards haussmanniens. Mais cette joie, que je partage, n'est pas la mienne, car ni moi ni ma famille n'ont contribué à cette independance. Je ne fais qu'en profiter, sans la mériter.
Niveau fête alors, il ne reste que Pourim, le carnaval juif. Une fête du deguisement bien plus intense que le Mardi Gras de mon enfance, qui ne colora plus rien au delà de l'école primaire. J'ai en revanche le souvenir de fêtes mémorables de Pourim, dont celle qui a semé le germe de mon mariage. Mais le fait est que je peux manquer de sortir pour Pourim, sans tomber dans la deprime. Donc ce n'est pas si vibrant que çà pour moi.
Parce que tout ce qui manque à toutes ces fêtes, c'est le Basculement. Cette excitation débile et ô combien savoureuse du changement, du renouveau qui érupte par magie le temps d'une seconde. Une seconde avant, on n'est que saoul d'une année qui a dit tout ce qu'elle avait à dire, on ne fait que chercher l'être aimé pour lui voler le baiser-tampon. Une seconde après, tout ça ne compte plus, puisque l'on se voit offrir soudain une seconde chance, une nouvelle année toute fraîche, déjà sucrée, et pleine de ces mille résolutions auxquelles on croit si naïvement et si fermement. Le nouvel an est un instant de magie immédiate, en rapport direct avec le temps, tandis que toutes les autres fêtes, qu'elles soient juives ou non, ne relèvent que du miracle patient et déconnecté de tout rapport au temps vécu.

mardi 26 décembre 2006

Inspiration

Ai-je quelquechose à dire ?
Mes sources d'inspirations: un onglet de bookmarks de news d'Israël, de France, des US, d'UK et de technologies. Quelques blogs que j'aime consulter, j'en parlerai a l'occasion. Les commentaires des amis sur la politique et la vie.
Mes sources de non-inspiration: un état de bonheur général. Marié, un petit bébé, une maison assez grande. L'inspiration est souvent le privilège des gens malheureux, a qui il manque quelque rangement. Tel Isaac Mendez un des héros de NBC, capable de peindre le futur si et seulement si il est sous héroïne. Je viens aussi de fumer une cigarette qui m'a mis dans un état stone, mais j'ai laissé passer le coche en jouant au poker sur internet (bocq sur PokerStars, pour qui veut se mesurer à moi), chose à ne pas faire quand on est stone si on veut garder ses 2000 dollars virtuels. Mais vers le onzième épisode Isaac a réussi à peindre sans être camé. Ainsi en va-t-il de mon espoir de créer sans renoncer à mon bonheur.

Il pleut dehors. Il pleut, il fait froid, et je suis en vacances. En vacances et bloqué a la maison. C'est exactement ce que je voulais: être un chômeur qui s'ennuie chez lui. Je cherche l'ennui pour me trouver moi-même. Sans bugs à débusquer, sans rien à programmer, sans boulot à chercher. Moi et mon ennui, en attendant que quelquechose veuille bien en sortir.

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L'Ethiope entre en guerre contre la Somalie. D'après l'agonisant Libération, journal de gauche à la tendre compassion pour l'islamisme post-romantique, le bombardement de l'aéroport de Mogadiscio par l'aviation éthiopienne a suscité la colère des civils qui rejoignent en masse les milices islamistes.
L'inspiration peut parfois venir d'une dépêche laconique sur un film déjà tant rejoué de nos jours:
  1. Les civils ont donc un comité, qui décide d'une seule voix de leur état de colère à tous, influant sur les masses pour décider de rejoindre les cons.
  2. L'Ethiopie a une aviation. Mon racisme basique me laissait croire que c'était un pays principalement occupé à avoir faim, et à se vider de ses Juifs Noirs émigrant en Israël. Elle a manifestement aussi des avions de chasse, avec des gens noirs pour les piloter. Bousculage bien merité d'idées reçues.
  3. L'islamisme, où qu'il se manifeste à travers le monde et les époques, est la même chimère immonde qui aime qu'on la frappe, pour qu'elle puisse se demultiplier encore et encore. Un problème insoluble comme l'humanité les aime, avec en première ligne de front: nous les Juifs, toujours au coeur des issues (élégant angliscisme) de l'Histoire.

lundi 31 juillet 2006

Oups

Bon ben voilà. Ce qui devait arriver arriva. 55 morts à Qana, encore elle. Dont plein de gosses, et le reste des femmes. Des civils, des vrais de vrais, refugiés dans un bâtiment. Le crime parfait.
Tsahal a certainement eu l'information la veille comme quoi plein de chair fraîche se trouvait concentrée dans cet immeuble, et a donc lancé une opération héroique pour massacrer tout ça (terme utilisé par le Monde sans guillemets, donc certainement exact) .

Il y a un plaidoyer de Tsahal. Comme quoi l'avion suivait du regard un camion qui venait de lancer des roquettes, le camion allait se garer dans cet immeuble, alors boum avant qu'il ne disparaisse. C'etait l'adresse de l'immeuble qui s'est écroulé. Le problème c'est que l'opération a eu lieu a 1h30 du matin, alors que l'immeuble s'est écroulé a 7h du matin. Les voies des contraintes architecturales libanaises sont parfois impénétrables... L'essentiel était de montrer ces petits corps à la lumière du jour, et gagner la guerre des images contre un Israël trop pudique pour filmer les estropiés de l'hôpital Rambam de Haifa suite aux roquettes.

Peu importe les contre-arguments. L'affaire est trop belle. Les condamnations n'ont pas attendu l'enquête, ni les manifestations, ni les appels à la vengeance gore, ni les excuses d'Israël et sa declaration comme quoi elle en assume la pleine responsabilite morale. Malgre le pain beni que cela représente pour ses ennemis. Ethique quand tu me tiens.

Des gens meurent, des civils, des enfants, des soldats israéliens. La faune souterraine est touchée aussi: on compte près de 300 guerilleros du Hezbollah dans les bras de leurs vierges poilues au paradis des Musulmans.

Toute cette guerre aurait pu etre évitée si seulement le novice Olmert et son nain Peretz n'avaient pas réagi de manière aussi épidermique en laissant l'armée se charger des soldats kidnappés. Non pas que le monde nous aurait aimé pour ca. Personne n'en aurait parlé, si ce n'est pour glorifier l'action spectaculaire des Barbus. Mais nos familles aurait pu continuer de vivre paisiblement dans le Nord, et les touristes visiteraient encore les beautés vertes de la Galilee.

Personne n'aurait su que le Hezbollah avait 15000 roquettes pointées sur nous, qu'il passe son temps à creuser des bunkers et des tunnels pour préparer cette première guerre israélo-iranienne qu'ils attendent tant depuis le retrait du Liban en 2000.
Nous aurions été heureux, nous avec notre vie paisible, et les Libanais avec leur antisémitisme larvé et leurs couinements imperceptible contre la déterioration morale de leur pays opérée par le Hezbollah.

Nous avions le choix entre le cancer du Hezbollah, avec son pourrissement lent et ses victimes gratuites, et la chimiothérapie israélienne, avec les cellules saines et innocentes qui tombent dans le sillon des tumeurs. L'Histoire a fait son choix. Le docteur Olmert veut faire ses preuves sur Monsieur Liban. La reconnaissance de son patient et de sa famille-Monde est impossible à acquerir, parce que la souffrance et son image le rendent encore plus bête.

mercredi 26 juillet 2006

Miroir, miroir, dis moi que je suis le plus con.

J'ai recu un mail très con aujourd'hui.
Mais je voulais surtout citer la première phrase :

"Content d'avoir un interlocuteur raciste certe mais qui ne s'en cache pas et représente la majorité silencieuse de son pays. "

Marrant, non ? L'effet miroir de celui qui ne peut cacher son propre racisme, alors que tout ce qu'il voulait, le pauvre, c'etait m'accuser moi de racisme. Un bijou à garder.

En tous cas, c'est rassurant de savoir que je ne suis pas raciste, puisque jusqu'ici tous ceux qui m'accusent comme tel, soit le sont eux-meme, soit sont cons, soit les deux.

Mais bon, ce n'est pas moi l'important.
L'important est pour Israël de gagner cette guerre en repoussant le Hezbollah le plus loin au Nord, et en l'affaiblissant assez pour les réduire à l'etat de gueux qu'ils n'auraient jamais dû quitter.
Aux Libanais de gagner la leur en se débarassant eux-meme de ce cancer iranien, s'ils en ont la jugeotte et la force necessaire.

Et aux gens de survivre en attendant.


lundi 17 juillet 2006

Terrain, et salon

D'abord le reportage de terrain, depuis mon salon.

Il y a la télé, et internet, bref rien a rajouter.
Il y a la famille de Haifa et les amis de Galilée, presque tous partis se refugier au centre, sauf un petit noyau, que l'on appelle à chaque sirène rapportée par les news.
Il y a un kamikaze repéré dans le centre commercial, poursuivi en chasse à l'homme par une armada d'helicoptères, et qui grâce à D se sont faits attrappés, et puis tu regardes où, et puis tu comprends que pour aller du point A au point B il a du passer en bas de chez toi, et alors tu flippes a posteriori.
Il y a deux amis qui sont fait enroller ce week-end parmi mille autres reservistes. Ils appartiennent aux unités combattantes, et comme moi père ou futur. Et ils vont à la lotterie, au casse-pipe, parce que ces chiens du Hezbollah savent très bien tuer en embuscade.
Et il y a moi qui ne fait rien, si ce n'est déménager et faire des programmes en C++. Qui regarde, qui espère et qui craint.
Et puis, et puis, merci mon D, il y a une petite fille de 10 mois qui rampe sur les dalles de ma maison, qui bafouille un langage venu de nulle part au fin fond de l'instinct humain et à la grammaire manifestement très complexe, qui te fait des sourires à te faire fondre, qui te fait des rires à te recaver en bonheur pour l'eternité, qui t'invente des grimaces inédites, et qui te rappelle à quel point la vie est precieuse.

Maintenant la discussion de salon, un regard sur le terrain.

Est-ce qu'un Israélien qui fuit sa maison de Nahariya pour aller habiter avec ses cousins de Tel-Aviv, est-ce que ca s'appelle un refugié ? Oui oui je sais, il n'est ni Arabe, ni Musulman, il est bien habillé, il ne pleure pas devant la caméra de France 2 en levant les mains au ciel, et il manifeste en general une dignité de niveau normal. Mais il a fui sa maison, vraisemblablement criblée de cette ferraille que les héros du Hezbollah mettent dans leurs roquettes pour dechiqueter un maximum aux alentours de l'explosion. Donc si vous êtes d'accord pour appeler çà un refugié, alors je vous annonce qu'on en a plusieurs centaines de milliers comme çà en Israel, soit autant ou plus que les Libanais. Mais ils sont en voiture climatisée et non pas pieds nus sur les routes. C'est peut-être la difference qui explique qu'ils n'aient pas les gros titres chez le consommateur de fleur bleue français.

Le Liban nous demande des indemnités pour les dégâts occasionnés par les bombardements. La facture fait peur. Mais heureusement, d'après la même logique irresponsable, nous pouvons leur demander des reparations pour les innombrables maisons détruites en Galilée par leurs petits protégés du Hezbollah. Vu que nos maisons sont certainement plus belles, qu'elles sont bâties dans un pays, euh, mieux, alors elles sont certainement beaucoup mieux côtées que les quartiers a peine lugubres du Hezbollah. Donc on devrait s'y retrouver au bout du compte.

Maintenant la nouvelle qui m'a fait le plus flipper: l'armée libanaise promet de se battre AUX COTES du Hezbollah si Tsahal pénêtre à pied sur le territoire libanais, et que comme çà elle montrera que c'est une armée digne de respect.
Flippant.
Flippant de voir jusqu'ou mène la bêtise et l'auto-destruction. Flippant de ne trouver son "respect" que dans l'alliance avec le Pire, alors qu'on attendait ce respect du cote oppose. Flippant de voir la campagne de Tsahal qui visait à justement réveiller le Liban pour qu'il prenne ses responsabilités contre le Hezbollah, flippant de voir qu'elle produit l'effet inverse. Faire la guerre à des gens sans cerveau, c'est faire la guerre pour rien. Là commence le doute...

vendredi 14 juillet 2006

Propagande

Notre propagande a nous, elle nous dit que les civils tues sont ceux dont les maisons servent d'abri au Hezbollah.

J'y crois, parce que je ne vois pas dans notre culture ce qui nous donne le moindre desir ou interet a frapper des civils. L'indifference peut-etre, quand nos civils sont aussi touches, et quand en face il s'agit d'un pays qui rayonne autant son antisemitisme. Mais la mort de civils libanais ne rejouit personne chez nous, et elle est meme dangereuse pour Olmert vis-a-vis de son opinion publique, parce qu'elle a fait tomber des gouvernements par le passe.

Mon impression est que du cote Libanais c'est tout l'inverse: que le nombre de morts civils libanais a tout interet a etre gonfle, pour attirer la compassion internationale et affuter la haine de la population. Pareil pour le nombre de morts israeliens, qui met du baume au coeur des plus agressifs.

L'ethique, decidement...

vendredi 7 juillet 2006

Pourquoi les chiens se lèchent-ils les couilles ?

C'est vrai ca, pourquoi est-ce que les chiens se lèchent les couilles ?
Reponse: parce qu'ils le peuvent.

Et si vous vous demandez pourquoi ces chiens d'Arabes lancent des roquettes sur les zones habitées, avec pour BUT de tuer un max de femmes et d'enfants, la réponse est aussi simple: parce qu'ils le peuvent.

C'est aussi la raison pour laquelle les Arabes ne nous ont pas encore atomisés, nous les Juifs. Parce qu'ils ne le peuvent pas encore.

La question qui vient ensuite, de façon très logique, c'est pourquoi nous, les Juifs, ne les avons pas encore tous exterminés, les Arabes ? Alors que pourtant, techniquement, on le peut. Reponse (tambours...): parce que nous ne sommes pas des chiens. Nous.

C'était mon moment de sagesse annuelle pour expliquer les évènements d'aujourd'hui, d'hier, et de demain.

dimanche 13 novembre 2005

Amir Peretz


Amir Peretz c'est le gars a moustache qui sert maintenant de chef du Parti Travailliste israélien.
A la base il est le chef du syndicat unique des travailleurs, la Histadrout.

Voilà, c'est un peu comme si on avait Krazucki a la tête du Parti Socialiste. Plus Krazucki que Arlette Laguiller, pas pour son coté mort, mais plus pour ses limites intellectuelles apparentes.

Hier à la commémoration de Rabin, on le voit crier "Oslo n'est pas mort !". Niveau anachronisme, c'est un peu comme si Jean-Louis Borloo criait "Putain de merde de bordel à faire chier les couillons, NON à la fracture sociale !". Tant d'eau a coulé sous le pont d'Oslo, tant de revirements et de pragmatismes, tant de retrait du Liban et de décrochage de Gaza, qu'il y a quelquechose de ridicule a voir un nain politique réveiller les vieilles chimères révolues. Comme si il ne s'était pas connecté a un site internet de news depuis diz ans...

Amir Peretz a un fort coté démagogue, et il n'a pas l'air de briller d'une aura d'intelligence.
Il suffit de voir le laisser-aller des bureaux et des hotlines de la Histadrout à coté de son coté gueulard.

Dangereux je sais pas, ennemi intérieur ou danger pour le peuple juif serait exagéré a mon avis.

Mais il va certainement foutre le bordel à court terme en retirant le parti travailliste (et Shimon Péres) du gouvernement. Ca va faire des élections anticipées. D'un autre coté Sharon y sera certainement favori, c'est le bon coté des choses. Mais moi j'aime pas les élections anticipées parce que ça coûte cher (financièrement) a l'Etat.
Les gauchistes en Israël sont contents parce qu'avec son discours très à gauche ca fait selon eux une "vraie" opposition.

Je suis pas pour lui, mais en même temps il n'est pas assez fort personnellement pour avoir une influence décisive. Il va juste nuire sérieusement à son propre parti c'est surtout çà... Il suffit de voir comment il appelle Shimon Péres à l'épauler. Il y a un air de panique de sa part dans cet appel, comme si cette nouvelle responsabilité le dépassait. Et de voir Shimon Pérès hier à la commémoration de Rabin appeler avec véhémence les jeunes israéliens à entrer en politique, j'interprète çà comme un signe de retrait et un appel à du sang neuf devant la médiocrité des dirigeants-dinausaures-suivez-mon-regard.

Une note mystico-hébraïque pour finir: le nom "Peretz" rappelle le mot hébreu PoReTZ, qui veut dire "défoncer". "Amir" rappelle "AMiRa", qui veut dire "pari". Le pari de la défonce... j'espère qu'il sera perdant.

mercredi 9 novembre 2005

Le facteur femme

Et non "la femme du facteur", ni "ma femme et mon facteur",

Ici je veux parler d'une théorie au sujet des racailles arabes de France.
Cette théorie n'est pas de moi, je l'ai lue dans un article dont je ne me souviens pas le journal.

La femme est humiliée dans l'Islam.
Elle n'a pas d'autre statut que celui de vache à accoucher et allaiter les petits musulmans. Si elle veut dire quelque chose, ce sont les coups ou un gros morceau de tissu pour la recouvrir, de la tête aux pieds s'il le faut ou si la mode locale l'exige.

Oui oui je sais je généralise. Mais je ne fais qu'extrapôler à partir de ce que je vois, ou ne vois pas, à la télévision ou dans la rue. Je vois rarement une musulmanne exprimer son opinion, si ce n'est pour réclamer son "droit" à se taire et à se faire recouvrir. Je ne compte pas celles, courageuses, qui se révoltent contre l'Islam en tant que tel, puisque celles-ci sortent du cadre de mon analyse, qui vise la culture musulmanne et non les "gènes" de ceux qui sont nés musulmans.

La femme est dont humiliée en Islam.
Surtout la maman.
Et il y a un type, qui s'appelle Freud, qui a vachement bossé sur le rôle de la relation mère-fils dans le developpement émotionnel du gosse.
Que penser d'un gosse qui dès sa naissance voit sa mère se faire taper, se faire taire, et se faire humilier par les frères et le père ? Sigmund a vu des gens devenir des psychopathes récidivistes pour moins que ça...

Je ne suis pas psychanalyste, et j'avoue que je serais curieux d'entendre l'avis d'un professionnel, mais je peux imaginer comment l'humiliation de la mère peut se projeter au fil des années sur l'enfant, générant un sentiment d'humiliation perpetuel, infondé, et paranoïaque. Ce sentiment, récurrent dans le discours arabe et musulman, sert a justifier les pires atrocités, allant de la bombe humaine a la chamaillerie à l'école, en passant par l'intifada telle qu'on la voit en Israël ou en France.

L'important n'est pas tant que le jeune Arabe se soit fait vraiment mal considérer par effet de racisme lors d'un entretien, d'une visite d'appartement ou de contrôle de police. Nous avons tous nos moments d'humiliation au cours de notre vie. Et chacun de réagir de manière plus ou moins positive. Il y a ceux qui appellent au jihad pour sauver l'honneur de la oumma, et il y a ceux qui laissent glisser pour se consacrer à l'activité productive qui tentera de changer les préjugés de l'autre. Je suis de ceux qui croient que ce choix individuel est extremement lié au traîtement, à l'éducation, et aux modèles reçus dans l'enfance. Et de ce côté là, les rebeus sont vraiment mal barrés.

Il y a plusieurs fronts contre l'Islam et les dégâts qu'il provoque de nos jours: bloquer les médias de haine, épier les terroristes et les arrêter à temps, attaquer les dirigeants qui profitent de ce terreau de haine.
Et il y a un quatrième front: protéger les droits de la femme. Partout ou l'on observe un abus a l'égard d'une femme musulmanne, ne demander l'avis à personne et tout faire pour préserver cette femme; ses droits et sa dignité, quitte à ingérer dans les affaires familiales. Meme si la victime refuse l'aide, souvent par peur des représailles de ses proches. Comme un enfant battu qu'on extrait de force de sa famille de tortionnaires. Et cela comprend aussi le jugement et la punition des membres de la famille qui ont maltraité cette femme. Tout ca au nom de la République.
Parce qu'une femme humiliée, c'est toute une génération sacrifiée par derrière.

dimanche 6 novembre 2005

Chantage

Putain je dormais tranquillement depuis quelques mois, et il a fallu que ces petites merdes en survette me reveillent avec leur Intifada du 9-3.

"Il faut que Sarkozy s'excuse ou demissionne"
"Il faut qu'Israel se retire et accepte le retour des refugies"
"Il faut que l'Amerique se retire d'Irak et laisse Zarkaoui gouverner"
"Il faut que Jose Maria Aznar ne soit pas reelu et que l'Espagne retire ses troupes"
"Il faut que la famille de Theo Van Gogh s'excuse pour l'affront de son film"

Et les memes collabos d'etre systematiquement d'accord avec ces salopes.

La France est a nouveau devant un choix.
Mais si elle reste fidele a ses plus sombres facettes, alors Sarkozy demissionnera. Et alors cela parachevera son statut de martyr a mes yeux, que je soutiendrai de toutes mes forces pour la presidentielle de 2007.
Sans etre un facho, loin de la, il est l'ennemi des jeunes -ARABES- de merde qui foutent la France en feu, et rien que ca, ca en fait deja une icone a mes yeux.
On essaie de detruire Sarkozy, parce qu'il est trop petit et trop courageux. On dit megalo-populo-demago, alors que moi je ne vois qu'un politicien qui assume ses ambitions professionnelles. Il y a quelquechose de fondamentalement bon et juste dans cet homme qui tient d'une main la Republique, de l'autre le gun contre les graines de terroristes.
Suis-je le seul a le voir ?